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 Centre d’Études linguistiques et littéraires Francophones et Africaines

 

Le CELFA est l’un des centres les plus anciens de l’Université Bordeaux Montaigne. En 1969, les Professeurs Guy Turbet-Delof, Michel Hausser et Jack Corzani ont en effet fondé le CELMA (Centre d’Etudes Littéraires Maghrébines, Africaines et Antillaises) lequel s’est tranformé en 1993 en CELFA (Centre d’Etudes Littéraires et linguistiques Francophones et Africaines).

Il a été dirigé par le Professeur Jack Corzani.

Puis le Professeur Martine Job en a assuré la Direction de 1994 à 2002.

De 2002 à l’automne 2013, le Professeur Mwatha Ngalasso en a été le Directeur, suivi par Jean-Michel Devésa jusqu'en 2015.

Il est aujourd’hui dirigé par le Professeur Alpha Barry.

Le rayonnement du CELFA, notamment en Afrique subsaharienne, est important, il faut néanmoins œuvrer dans les prochaines années à un élargissement de son audience.

 

Pour définir les champs d’investigations qui sont ceux du CELFA, il est judicieux de recourir à l’expression descriptive suivante : « cultures et littératures en français ».

Il ne s’agit pas pour le CELFA de se couper de la Francophonie (institutionnelle) au sein de laquelle il a de très nombreux(ses) ami(e)s. Il faut simplement adapter ses interventions à l’époque qui est la nôtre. Les débats ayant trait à la francophonie, à sa portée, à sa signification, à l’espérance qu’elle était ou non susceptible d’informer, renvoient en effet à une période qui n’est plus, celle où l’on discutait dans les ruines des empires coloniaux des voies et moyens de donner « une voix aux sans-voix », de jeter les bases d’une « littérature nationale », d’articuler une satire de ces formations économiques et sociales en quête d’autonomie et d’indépendance à des choix de développement progressistes. La Chute du Mur de Berlin, les nouveaux équilibres mondiaux, la globalisation et la mondialisation ont changé la donne. L’ignorer ou le dénier, voilà qui (nous) condamnerait à une impasse. Il convient en outre de prendre acte que la plupart des auteur(e)s et écrivain(e)s concerné(e)s récusent désormais d’être présenté(e)s comme relevant de « la francophonie », ou « des littératures francophones », et qu’ils/elles rechignent à être qualifié(e)s d’« écrivain(e)s francophones ».

 

L’exploration des productions littéraires et artistiques en français, l’étude des pratiques du français dans le monde seront plus pertinentes si elles sont articulées à une attention analogue envers les espaces culturels non francophones.         

Le CELFA a toujours beaucoup accordé d’attention aux littératures du Sud, à celles du continent africain et de la Caraïbe. Il faut s’en féliciter. Ce cap doit être maintenu. Ce faisant, il faut aussi songer que la globalisation et la mondialisation ont « connecté » le « village » francophone à la planète toute entière. Les écrivains, les artistes et des fractions de plus en plus importantes des populations le vivent au quotidien. Une analyse, a fortiori une « défense », des productions et des pratiques en français, en dehors de leurs interactions avec les espaces non francophones, s’interdirait d’en saisir la portée et la signification.

 

Les centres d’intérêt du CELFA toucheront de plus en plus à « l’extrême contemporain » mais ne tourneront pas le dos au passé.    

Il faut vraisemblablement prendre l’habitude de faire « dialoguer » les corpus dans une démarche pluridisciplinaire et trans-séculaire. Dans de nombreux cas, les œuvres du Sud que nous commentons et interprétons « fonctionnent », si nous les contextualisons, comme des « classiques ». Leur lecture s’enrichira de la prise en compte des évolutions esthétiques qui président à la création et au travail des écrivains et des artistes d’aujourd’hui. Ce faisant, nous répondrons à une attente d’un nombre considérable d’étudiant(e)s et d’une large partie du public en demande d’analyses et de réflexions concernant les livres et les œuvres qui les touchent et les passionnent parce qu’à des degrés divers ils/elles y trouvent l’écho de leurs aspirations, de leurs angoisses, de leurs rêves.  

 

La critique littéraire et artistique, l’étude des pratiques linguistiques doivent être « décloisonnées » : s’impose par conséquent une approche intermédiale et sociétale de ces productions et de ces situations.

Cette démarche de « croisement » ne fera que prendre en compte la tendance des productions littéraires, artistiques et culturelles à « l’hybridation » et à la subversion des définitions génériques. Elle ne tournera pas le dos à la « géoculture » d’un monde qui n’a certes pas aboli les frontières mais qui « s’en accommodent » en les « ignorant » en raison des possibilités de communication, de diffusion et de circulation offertes par les nouvelles technologies et les « flux informationnels » inhérents à « la société des écrans ».

 

Pour synthétiser, dans les années à venir, le CELFA aura pour domaines de recherche, principalement mais pas exclusivement, les littératures et les arts, les faits culturels et les pratiques linguistiques de « l’extrême contemporain » en français en articulation avec une réflexion soutenue relative aux espaces non francophones et une (ré)interprétation continue de l’héritage, du patrimoine, des traditions, du legs de l’Histoire.

 

 

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